VICTOR HUGO : LA LIBERTÉ DES PEUPLES

Fabien Lupinelli, compagnie Théâtre du Versant, Biarritz

 

Mardi 20 janvier 2015, 5 classes du lycée ont assisté à une représentation théâtrale avec pour personnage principal un conférencier fou venu parler de Victor Hugo. Mais de quel Victor Hugo ?  Le Victor Hugo exilé, celui qui a lutté pour défendre les droits de la femme, de l’enfant, des citoyens, des hommes dans le monde entier. Celui qui s’est battu aux côtés de l’autre Victor, Victor Schœlcher pour l’abolition de l’esclavage… Celui qui s’est aussi dressé contre la peine de mort… Bref, Hugo le Républicain, l’engagé dont le comédien fabien Lupinelli a retracé sur la scène improvisé du réfectoire du lycée, avec fougue et passion, les combats. Les élèves, spectateurs captivés, parfois interloqués ont apprécié cette plongée dans la vie d’un auteur dont les textes sont au programme.

 

le réfectoire se transforme en théâtre

 

Hugo doit partir en exil : « Mon cher Bocage, aujourd’hui à six heures, 25000 Fr ont été promis à celui qui arrêterait ou tuerait Hugo. Vous savez où il se trouve, que sous aucun prétexte il ne sorte. » Lettre d’un ami

 

V. HUGO la connaissance contre la croyance : » C’était l’épouvante et l’éblouissement de l’homme du sanctuaire devant la presse lumineuse de Gutemberg. C’était la chaire et le manuscrit, la parole parlée et la parole écrite, s’alarmant de la parole imprimée. C’était le cri du prophète qui entend déjà bruire et fourmiller l’humanité émancipée, qui voit dans l’avenir l’intelligence saper la foi, l’opinion détrôner la croyance… » Les Misérables V.Hugo

 

V. HUGO Sur la colonisation :   « L’un a pillé, l’autre a incendié. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant.  Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, L’autre s’appellera l’Angleterre. » V. Hugo

 

V. HUGO féministe « il est douloureux de le dire : dans la civilisation actuelle, il y a une esclave. L’homme a fait verser tous les droits de son côté et tous les devoirs du côté de la femme. C’est là un état violent : il faut qu’il cesse… »V. Hugo

 

V. HUGO et le travail des enfants : «  En 1848, on a voté l’une des premières lois réglementant le  travail des enfants. On travaille toujours une quinzaine d’heurs par jour, sans repos, sans congés, dans les mines, dans les filatures, dans les usines. Mais quand même, c’est un progrès, on a limité l’âge minimum pour le travail des enfants……. A huit ans. » F. Lupinelli

 

« Les deux Victor (Hugo et Schœlcher), ils ont fait de l’abolition de l’esclavage un combat international.  J’aurais aimé un grand texte qui condamne la colonisation, […] Au lieu de ça, la seule chose que j’ai trouvé, c’est un discours qui reprend tous les arguments colonialistes de son temps. L’exotisme, l’aventure, les terres vierges. Oh ! bien sûr

 

un groupe d’élèves et leur professeur poursuit la discussion avec  le comédien, également auteur de la pièce,  Fabien Lupinelli